Bon cadeau – Les exécutions publiques à Paris : tortures et bourreaux

Prix : 16€

ans les anciens plans de Paris, le tracé des rues et les différents bâtiments nous offrent la lecture d’un espace urbain ponctué par une récurrence notoire : les potences et échelles dites de justice.
Jusqu’aux XVIIème-XVIIIème s. et la centralisation de la justice initiée sous le règne de Louis XIV, les vestiges du régime féodal et ses justices plurielles dressent à des carrefours bien visibles de la ville les instruments de leur pouvoir : gibets où les cadavres sont voués à une décomposition lente et aux vues de tous, cuves bouillantes, piloris et carcans où exposer les condamnés aux humiliations de la foule.
Chaque seigneur a le droit de haute ou de basse justice sur ses terres; aussi Paris se fait le charnier de cruautés diverses que le pouvoir royal souffre à accorder.
Depuis les pendus que le poète Villon mit en chanson et dont les cadavres aux propriétés soi-disant magiques attisèrent au Moyen-Âge la convoitise des sorciers, en passant par les petits larcins et les grands bûchers où Paris se fit le théâtre macabre de la souffrance de personnalités et d’anonymes, et jusqu’aux premières loges des exécutions spectaculaires sur la place de Grève où les ennemis publics jouissaient du regard de la ville entière.

C’est un parcours au cœur de Paris, entre la terrible prison du Châtelet et la place des supplices, à l’ombre des écorcheries des bouchers mitoyens, une visite qui rouvre les blessures de l’histoire de la justice dans la ville.

INFOS PRATIQUES

  • Localisation : Tuileries / Châtelet / Hôtel de Ville
  • Heure de départ :
    • 20h00 en semaine
    • 16h00 samedi-dimanche
  • Durée : 1h30

Précisez le nombre de personnes à inscrire sur le bon cadeau :

A PROPOS DE L’INTERVENANT :

Rencontrer Nadia, c’est prendre un ticket pour le monde poétique de l’imaginaire.
Historienne d’art de formation, conférencière et écrivain elle se passionne particulièrement pour l’invisible et l’imaginaire, mais également par l’alchimie et l’illusionnisme, qui orientent son regard sur le monde et dont elle nourrit ses recherches.
Elle s’attache à une histoire de Paris originale  et engage depuis plusieurs années un travail d’érudition poétique autour des rues disparues de Paris, des corporations secrètes et de leurs jargons, des miracles qui ont cours en ces cours itinérantes de l’imaginaire.
Paris devient oracle, fulguration, théâtre…
Comme anciennement les enseignes des tavernes -avant la tardive numérotation des rues- déployaient des énigmes visuelles qui comme la langue des oiseaux des alchimistes cryptaient le sens en jeu d’image et faisait de Paris une allégorie vivante, un rébus chantant: la ville devient par l’enchantement du dialogue des temps mêlés, un cabinet de curiosités à ciel ouvert.